Puisserguier

 

rando_48 Randonnée autour de Puisserguier
Blason de PuisserguierPanneau
2 500 hab., 2 827 ha, commune du département de l'Hérault dans le canton de Capestang, 5 km au nord du chef-lieu, 15 km à l'ouest de Béziers. Le bourg a un centre ancien étendu et très dense, qui conserve des remparts, des rues intéressantes et un beau château du 12e-13e s.; église du 14e s.; cave coopérative et distillerie, une fabrique de cuves. Au château viticole de Milhau ont été découvertes plus de 200 sépultures d'une nécropole préhistorique du 9e au 7e siècle avant notre ère, dont des restes sont conservés aux musées de Cruzy et Quarante. À l'est, s'aperçoit l'ancien étang asséché de la Voûte. Au nord, où s'étalent 600 ha de garrigues, se sont installés un motocross dans les collines, un centre d'ULM.

 

 

 

La cave coopérative actuelle date de 1936 et a une capacité de 116 000 hl (troisième du département), mais une première coopérative était apparue dès 1904; elle fait partie du groupement de producteurs de Roueïre (Quarante). Les vignerons de la commune cultivent 1 660 ha, dont AOC coteaux-du-languedoc et saint-chinian. Puisserguier a été affecté par de graves inondations en janvier 1996. La population est passée par un maximum de 3 800 hab. dans les années 1890 et un minimum de 2 200 hab. en 1975; elle a gagné 150 hab. entre 1999 et 2004.

 

"la circulade", fait partie de l'un des 90 villages circulaires du Languedoc, héritage de l'urbanisme romain de 1000 ans
d'histoire. C'est un village qui célèbre son passé, et qui en même temps se tourne vers l'avenir.
Situé au milieu d'un vaste vignoble alternant plaines et coteaux, Puisserguier bénéficie d'un climat méditerrannéen. Ce charmant village offre une tranquilité rurale à tous les visiteurs, ainsi qu'a ses propres habitants.
La Montagne Noire et les Pyrénées sont visibles du village; du prieuré de Saint Christophe, on peut apercevoir la mer Méditerranée.

Village médiéval au cœur du Languedoc, Puisserguier est à mi-chemin entre la montagne et la mer...

A proximité de Béziers, il bénéficie du climat méditerranéen et constitue une halte indispensable pour les vacanciers.
Les vestiges des remparts du XIIème siècle, le château avec les murs des XIIème et XIIIème siècles, les porches médiévaux et les ruelles disposées
en circulades, l'église paroissialle St Paul et son cloché carré du XIVème, le prieuré de St Christophe et sa nef unique voûtée en berceau brisé du
XVIIème siècle, enchanteront les amoureux d'histoire.Puisserguier était également une étape sur les chemins de St Jacques de
Compostelle (rue de la Coquille). Enfin, le frère Clément de Puisserguier donna le nom à la "clémentine", née dans une pépinière d'Oran.

Tiré de http://tresordesregions.mgm.fr

carte_1Voir Puisserguier sur Géoportail



Un exceptionnel ensemble funéraire de l’âge du Fer (IXe-VIIe siècles avant J.-C.) en Languedoc

Une équipe de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) achève actuellement ses premiers travaux sur la commune de Puisserguier (Hérault).
Réalisés sur prescription de l'État (Direction régionale des Affaires culturelles de Languedoc-Roussillon/service régional de l'Archéologie) à l'occasion de la création d'une zone d'aménagement économique (ZAE) par la communauté de communes "entre Lirou et Canal du Midi", ils ont révélé une riche nécropole à incinération du début de l'âge du Fer.

Une nécropole remarquablement bien conservée
Utilisée sans interruption du IXe à la fin du VIIe siècle avant J.-C., la nécropole de Puisserguier se singularise par son excellent état de conservation permettant de découvrir le plan d'une nécropole protohistorique du Midi de la France dans son ensemble. Les 235 tombes qu'elle recèle offrent des observations inédites tant sur les pratiques funéraires et l'organisation sociale du cimetière que sur l'identité des communautés indigènes qui vivaient dans le Sud de la Gaule juste avant le début de la colonisation grecque.



Cette nouvelle nécropole s'insère dans un groupe identifié principalement à Mailhac (Aude), Agde (Hérault), mais aussi dans des régions plus septentrionales comme à Castres (Tarn). L'originalité de cette intervention réside dans l'exploration intégrale de la nécropole qui permettra d'étudier de manière précise et détaillée l'évolution chronologique des pratiques funéraires.
Des tombes à incinération
Il s'agit d'une nécropole communautaire où, jusqu'à présent, seuls sont incinérés des adultes. En Languedoc occidental, durant toute la Protohistoire, la pratique de l'incinération est exclusive. Elle a totalement remplacé les pratiques liées à l'inhumation et perdure jusqu'à la conquête romaine. Les tombes, signalées par des tertres de terre et de pierres, sont constituées par des fosses circulaires profondes fermées par une lourde dalle. Elles sont placées au centre d'enclos en pierre, circulaires ou rectangulaires, disposés le long de petits chemins. Aucune sépulture n'empiète sur la sépulture voisine. Situées au cœur de la nécropole, deux tombes se démarquent nettement par une construction plus complexe et plus importante indiquant la présence de défunts au statut particulier.
Les pratiques funéraires des communautés indigènes
Le dépôt sépulcral est posé au fond de la fosse. En général, il se compose d'un vase ossuaire, dans lequel ont été déposés les cendres du défunt et ses effets personnels (petits couteaux, bracelets, objets de toilette et de parures vestimentaires, fibules, pièces de harnachement, ...) et de vases d'accompagnement. Le vase ossuaire et son contenu correspondent à la sphère personnelle du défunt, les vases d'accompagnement à celles de pratiques collectives. À Puisserguier, chaque tombe compte en moyenne 20 vases, certaines en révèlent jusqu'à 55. Au total, on estime à 4 000 le nombre de vases et à 600 le nombre de petits objets métalliques. Tous les vases d'accompagnement sont déposés selon une logique particulière qui suggère l'emploi d'une véritable vaisselle funéraire.
C'est une des premières fois en France qu'une nécropole de cette époque livre un ensemble aussi spectaculaire de l'âge du Fer. Les premiers résultats montrent qu'après les funérailles les sépultures continuent d'être entretenues et fréquentées. Le soin apporté à la construction des tombes, la bonne gestion de l'espace sépulcral mais aussi leur exceptionnelle qualité de conservation font désormais de la nécropole de Puisserguier une référence nationale.