Location de Vélo à Olargues - Piste verte passa Païs

Olargues

 

 

 

Le village se situe au bord de la rivière Jaur, à 6 km en amont de sa jonction avec le fleuve Orb, dans une vallée étroite au sud des monts de l'Espinouse. De par son histoire,Olargues a la particularité d'être situé sur un socle rocheux formant une colline , puòg en occitan, qui donne son nom a un quartier du village, et qui est presque encerclée par les eaux du Jaur. C'est une commune des « hauts cantons ». Elle fait partie de l'arrière pays biterrois.
Le village, d'aspect médiéval, est perché sur un éperon de méandre du Jaur, en position fortifiée; il est considéré comme l'un des plus beaux de la région, d'ailleurs classé parmi les «plus beaux villages de France». Il offre restes de murailles, maisons anciennes et un clocher classé (ancien donjon), un vieux pont du Diable médiéval sur le Jaur; collège public; musée d'arts et traditions, centre multimédias Cébenna («la Cévenne»), avec un centre d'étude des écosystèmes du Haut-Languedoc.

Le site du village a séduit depuis toujours. Il fut occupé successivement par les Romains, les Vandales et les Wisigoths. Les Romains firent d'Olargues une cité d'avant poste à la limite de la province de la Narbonnaise. Aprés le déclin de la civilisation gallo-romaine, Olargues est devenue une capitale wisigothe en 476. Ce n'est qu'au Moyen Âge que le village fut fortifié. Le château fort a été bâti au XIIe siécle. Les fortifications de la ville furent élevées au XIIIe siècle. La cité a été assiégée lors de la croisade contre les Albigeois durant l'épopée cathare menée par Simon de Montfort en 1210. Mais de cette époque, il ne reste que l'ancien donjon carré, devenu le clocher de l'église Saint-Laurent, et le Pont du Diable qui enjambe le Jaur ainsi que les rues qui rejoignent la citadelle. Des fouilles menées en partenariat avec le ministère de la Culture et l'association Concordia ont permis de découvrir des vestiges de l'ancienne église ainsi que des traces de l'habitat de l'ancien château féodal. Ces fouilles sont en cours de valorisation.
En 1629, aprés avoir subi les guerres de religion et les pillages organisés, la citadelle fut détruite sur les ordres du Cardinal de Richelieu. Les troupes de Louis XIII envahirent le Languedoc turbulent pour assiéger les forteresses.
L'église St Laurent fut construite au XVII[e siècle dans le village. Des vestiges comme la porte Neuve, la porte Gaubert ou des pans de remparts témoignent aujourd'hui des anciennes fortifications de la ville.
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Au XVIIIe et au XIXe siècle, Olargues est devenu un gros bourg dynamique, ce qui lui a permis de s'imposer comme un centre économique de la vallée du Jaur grâce notamment à ses foires. L'agriculture constituait une source de revenus importante. Ainsi,des spécialités comme la culture des châtaigniers (le marron d'Olargues est fêté annuellement), de la vigne, des oliviers et des cerisiers ont permis à Olargues de se développer et de faire sa renommée sur les marchés jusqu'à Paris. La mise en place de la voie de chemin de fer Montauban-Montpellier a constitué un atout considérable. Inaugurée en 1889, cette ligne a nécessité la construction d'ouvrages d'art tels que le pont Eiffel situé à l'entrée est d'Olargues. La ligne n'est plus exploitée depuis 1972 pour les voyageurs, et 1986 pour les marchandises. Elle a été réaménagée en piste cyclable dite « piste verte » de Courniou à Bédarieux par le conseil général de l'Hérault.
L'architecture d'Olargues s'est modifiée au fil du temps. Le pont de Bonnafous et le pont de l'ancienne gendarmerie sont venus offrir deux nouvelles entrées de part et d'autre de la ville. Dans les années 1930, la place Alexandre Laissac a été aménagée avec la construction de l'actuel hôtel de ville et du groupe scolaire. Aujourd'hui, Olargues bénéficie d'infrastructures nouvelles comme le collége Alexandre Laissac et le restaurant scolaire inaugurés en 2004.

La commune mord à peine sur les reliefs au nord du Jaur, où fut toutefois le premier site d'Olargues, au Castellas; à la limite septentrionale, subsistent la chapelle et l'ermitage de Saint-Martin-des-Œufs. En revanche, le finage s'étend largement au sud, sur le versant d'ombrée de la Montagne Noire, montant jusqu'à 764 m au Farrials; plusieurs grottes s'y cachent. La commune a eu plus de 1 200 hab. en 1886 et s'est dépeuplée jusqu'en 1975; mais le village conserve un bon équipement en commerces et services de base et attire des visiteurs en été.
Tiré de http://tresordesregions.mgm.fr et wikipedia
carteVoir Olargues  sur Géoportailrando_48 Randonnée autour d'Olargues




Dès l'origine, le piton rocheux d'Olargues résista aux eaux du Jaur et força les envahisseurs à le contourner. Le donjon du château féodal construit au XIIème siècle  domine fièrement la vallée, solidement planté sur la cime du roc. Dernier mais solide vestige de la place forte qui fût rasée en 1629, sur les ordres du Cardinal de Richelieu, ainsi que le furent la plupart des fortifications érigées en ce Languedoc indocile et farouchement indépendant.

Bien avant ce démantèlement,  Olargues et sa région avaient été colonisés par les Romains, et la cité avait été incorporée dans la ligne des avants postes plantés à la limite de la province Narbonnaise, face aux turbulentes tribus des Gaulois Arvernes. Puis, après le déclin de la paisible civilisation Gallo-romaine, Olargues avait vu passer toutes les invasions barbares qui toutes empruntaient ce couloir facile, des vallées de l'Orb et du Jaur, route naturelle de Bédarieux à Saint Pons. En 476, les Wisigoths plantèrent leurs tentes dans la région qui les séduit c'est pour cela qu'ils ne la quittèrent plus !

Au début du VIIIème siècle les Sarrasins (ou Maures) firent bien une incursion dans cette région, mais ne s'y attachèrent point, laissant néanmoins  une petite colonie à Mauroul .

Ce n'est qu'au XIIème siècle que fût bâti le château-fort d'Olargues, et les fortifications de la ville au XIIIème. De ces dernières il reste peu de traces sauf les portes du Baux et la porte Neuve. Et bien entendu les ruelles montantes du pont du Diable jusqu'à l'enceinte de la citadelle. Ce pont du diable aux origines imprécises qui depuis sept siècles franchit les eaux du Jaur d'une seule enjambée.

Mais hélas, le suzerain de la cité d'Olargues, se trouvait être par le biais des coutumes féodales, vassal du Vicomte de Minerve, lequel était aussi le vassal de Raymond Trencavel Vicomte de Carcassonne ce qui lui valut, durant la croisade lancée contre les Albigeois de voir son château assiégé et pris par les troupes de Simon de Montfort en 1210.

Ce n'est semble-t-il qu'après quelques siècles de paix relative que l'histoire retrouve Olargues durant le XVIème, quand les guerres de religions déchirèrent particulièrement le Midi de la France.

Le château et la cité passèrent successivement aux mains des papistes et des calvinistes, qui finirent tous, sous un étendard religieux, par n'être plus que des bandes de pillards redoutés des pauvres gens. Et l'on retrouve dans la région la trace d'un sinistre capitaine Pierre qui s'illustra dans le pillage organisé. Tout se termina,  en 1629 lorsque les troupes de Louis XIII envahirent tout le Languedoc et rasèrent les fortifications derrière lesquelles se retranchait la population .

Pendant la Révolution, Olargues devint chef lieu de Canton, titre que la ville a conservé depuis. Petit chef lieu, 570 habitants, d'un grand canton regroupant 13 communes, parsemées sur les coteaux tournées vers les vignobles du Biterrois, et produisant des crus renommés, comme Roquebrun, Berlou, Vieussan, Ferrières, classés sous l'appellation AOC St Chinian.

D'autres bâties sur les rives de l'Orb et du Jaur : Colombières, Mons la Trivalle, Saint Etienne d'Albagnan, Prémian. D'autres enfin accrochés aux flancs de l'Espinousse ou du Caroux et qui se nomment Saint Martin de l'Arçon, Saint Julien d'Olargues, Saint Vincent d'Olargues, Cambon et Salvergues. Tout le canton est donc composé de villages ou de hameaux bien typés, avec des vestiges (ponts, chapelles médiévales……)