Assignan
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| (168 habitants, 794 hectares) Le village, à l'altitude moyenne de 270 mètres, offre une grande variété dans le relief, causses au Nord et plaine au Sud. Il s'abrite autour de son ancien château dont la tour médiévale est le seul vestige. Les habitations se rassemblent près de la mairie et de l'église. La richesse archéologique est attestée par les abris sous roche de Mounio, les traces de l'ancien chemin romain ou voie stratégique Cami Farat ou via major qui allait de Quarante dans l'Hérault à Lacaune dans le Tarn. Elle était jalonnée de postes de défense, de tours de guet et de châteaux protecteurs comme le Mascastel, Pardailho, le fort d'Assignan. Les dolmens sont nombreux et ces monuments se sont mieux conservés quand ils étaient perdus dans les garrigues ou enfoncés dans une épaisse végétation. | ![]() | ||
Le village tire son nom du romain Asinius qui avait fondé sa villa et que des fouilles, entreprises ici ou là, ont confirmé son existence par la découverte de tuiles, de tombes, d'amphores, de poteries et de divers sarcophages. La première mention écrite date de 936 et Asinianum est cité dans la charte de fondation de l'abbaye de Saint-Pons. En 1126, Assignan fait partie du domaine des vicomtes de Minerve et subit les affres de la Plus tard, la riche maison de Brettes de Thurin, originaire du comté de Narbonne, tient la seigneurie. Au 18ème siècle, Henri de Cravarolles, seigneur de Villespassans, conseiller au Parlement de Toulouse, la possédait comme engagiste de ce seigneur. Il y avait donc une place forte dont les constructions ont disparu au fil des temps. Seules les tours, l'une dite féodale et l'autre dite du Pigeonnier laissent entrevoir ce que pouvait être ce château qui défendait l'ancien bourg fortifié. |
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La vie au village était rude autrefois car on manquait d'eau. La commune occupe un plateau rocailleux avec un sol essentiellement perméable à la surface qui ne retient pas du tout l'eau. on a quand même trouvé un bon filet d'eau en contrebas du village dans les terres rouges. Il existait, au 19ème siècle, une source minérale aux vertus diurétiques appelée Fontaine de la cabosse. La dépaissance des bêtes à laine était la principale ressource des habitants grâce aux pâtures, hermes et bois. L'activité économique était essentiellement agricole et on récoltait le blé touzelle, le seigle, l'avoine et les châtaignes. Mais de nos jours, la vigne est omniprésente. 185 hectares produisent un vin de qualité, principalement des AOC blancs, rosés et surtout rouges faisant partie du cru Saint-Chinian. Tiré de http://pagesperso-orange.fr/cahiers.de.minerve
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